Les dégâts d'Obama: 2/histoires de B en Afghanistan


Barak Obama avait été clair dès le début, et ce avant les autres politiciens américains:
la guerre d' Technorati était à la fois une injustice, une erreur stratégique et un cadeau fait à l'intégrisme islamique.

L' Technorati par contre était une guerre regrettable mais justifiée: l'Occident ne pouvait permettre à Technorati (la base) de retrouver dans l'ancienne terre Moghule le terrain d'entrainement et d'accroissement qui s'offrirait en cas de défaite des forces de l'ISAF et des Technorati.

Comme promis pendant la campagne on allait se retirer d' Technorati, vaincre les Technorati en Technorati, et quitter Kaboul une fois la capitale d' Technorati devenue un hâvre de démocratie.
La réalité étant comme toujours dans un conflit le principal obstacle aux théories, on s'aperçoit avec le temps que le président américain, bien que proclamant haut et fort son intérêt pour les nouvelles approches a recours aux vieilles ficelles, même si pour cela on emploie de nouvelles technologies.

B comme Brejnev
:
comme l'ancien Sécrétaire du Parti Communiste d'Union Soviétique, l'hôte de la Maison Blanche a conclu qu'une force d'occupation du fort au faible ne fonctionnerait pas dans ce pays indompté.
Après quelques années d'opérations classiques aussi désastreuses militairement que diplomatiquement ruineuses, Leonid Brejnev fit appel aux forces spéciales .
En URSS cela signifiait passer la main aux services spéciaux, donc au KGB. Si les méthodes de l'agence n'aboutirent à aucun renversement en défaveur des Moudjaheddine, elles permirent de s'entendre (notamment avec Massoud) sur un modus vivendi autorisant le départ du pays sans -trop- perdre la face.
En échange, le KGB devint ainsi la première force politique d'Union Soviétique, ses chefs Andropov puis Gorbatchev succédant à Brejnev.
Sous cette optique, Obama insista pour l'accroissement des forces spéciales et pour une augmentation conséquente des opérations "sales" de la CIA: il décida de lâcher la bride aux attaques par les drones (qu'on peut également appeler "assassinats ciblés"), autorisa les opérations d'infiltrations pour éliminations en territoire pakistanais et installa rapidement au commandement le général Mac Chrystal qui avait fait quasiment toute sa carrière dans les Forces Spéciales.


B comme Bush

Grâce aux efforts du général Petraeus et à la politique des enveloppes pleines de cash données aux chefs sunnites pour qu'ils ne combattent plus les forces américaines mais Technorati, les Technorati  avaient renversé la vapeur en Technorati, aidés aussi en cela par le fameux "surge".
L'opposition Technorati irakienne, assurée par les promesses américaines de partir d' Technorati pour aller vaincre en Technorati, baissa le niveau des opérations le temps que les troupes US puissent se cloitrer dans les nouvelles positions choisies, hors des villes et de toute influence sur la réalité du terrain.
C'est un peu le plan qu'Obama voudrait imposer: on augmente (on double presque) les effectifs, on assassine les ennemis qu'on ne peut acheter, on forme une Technorati et une police locales et on se retire dans des fortins.
Malheureusement pour le jeune président, l' Technorati n'est pas comme l' Technorati un pays régi par un pouvoir central fort, une administration rôdée, des infrastructures relativement modernes.
L' Technorati est encore moins la Suisse où les élections, aboutissement de volontés populaires, sont sans tâches.
Amid Karzai représente parfaitement ce que son pays peut offrir de mieux en terme de "gouvernance civile": l'administration n'est qu'une occasion de soutirer des avantages matériels et de gagner de l'influence.
Népotisme, arrangements avec les trafiquants, division par groupes ethniques, clientélisme, négligence, manque de structures, communication fantaisiste, soumission à des querelles séculaires.
Un des plus beaux pays du monde ne mérite pas que l'Occident lui impose une telle marionnette, ni ne cherche à en faire un clone qui ne tiendra jamais tout seul.
Sa population, attachée à des valeurs traditionnelles hors de ce temps n'a guère de chance d'accepter la démocratie qu'on veut lui enfoncer dans la gorge.

B comme Biden
Le vice-président a acquis un statut justifié d'expert en politique internationale en tant que membre influent de la commission des affaires étrangères du Sénat, au cours de ses nombreux voyages, lors d'entretiens et de conférences puis pendant sa brève campagne pour l'élection présidentielle de 2008.
Tout particulièrement sur l' Technorati, l' Technorati, l' Technorati et le Caucase, ses interventions ont attiré l'attention des militaires et des chercheurs en stratégie, que ce soit aux Technorati ou en Technorati.
Son analyse, en partie basée sur sa connaissance (plutôt rare chez les décideurs outre-Atlantique) de l'Histoire et son observation des années Bush était assez simple et partagée par ceux qui ont passé du temps sur le terrain:
L' Technorati n'est absolument pas prêt à vivre dans un système à l'occidental. Les élections sont une vue de l'esprit dans un pays où les conseil des tribus (jirga) permettent de régler les problèmes et où la justice est rendue au niveau strictement local, un pays où l'administration de l'Etat a toujours été perçue comme le moyen de distribuer faveurs et pourbendes à ceux qui étaient assez malins pour s'insinuer dans les rouages ou trop bêtes pour éviter le fonctionnariat.
Sa proposition de se débarrasser de Karzai et de Fahim et de les remplacer par un collège comprenant notamment Abdallah Abdallah n'a pas été retenue.
Pour Joseph Biden, installer une Technorati étrangère en Technorati est une entreprise vouée à l'échec: en peu de temps les Afghans la perçoivent comme une année d'occupation, cruelle et ignorante de la réalité locale. Ceux qui ont connu l' Technorati du temps de la guerre contre les Soviétiques ont en mémoire les innombrables malentendus, renversements d'alliance, conflits d'intérêt, terreur devant la mécanisation, incompréhension des valeurs occidentales, etc, qui font qu'au bout de quelques mois tout ce qui est étranger à l' Technorati doit plier bagages.
Il convient donc d'être présent mais invisible.
Pour Biden encore, le danger n'est plus depuis longtemps en Technorati mais au Technorati, thèse que nous avons d'ailleurs défendue ici depuis les débuts de ce blog. Biden voudrait augmenter la présence et la puissance des Américains dans les bases situées au Technorati, et frapper assez fort non pas tant dans les régions tribales qu'au haut état-major de l' Technorati d'Islamabad.
Les solutions envisagées ici il y a dix-huit mois demeurent d'actualité, preuve à notre sens qu'on a perdu du temps.
Un temps dramatiquement mesuré en pertes humaines de tous les cotés.
Malheureusement ses thèses non classiques, refusant de jouer sur la quantité et l'effet habituel de masse technologique et humaine qui est le mantra de l' Technorati US depuis la 2ème guerre mondiale, rencontrent le scepticisme de la plupart et Obama, qui a failli y adhérer, a dû y renoncer en partie pour satisfaire le fameux (et quelque peu fantasmatique) complexe militaro-industriel.

B comme bizness

Une des raisons majeures de l'échec occidental à impliquer la population afghane vient de ce que l'énorme pactole de la "reconstruction", "modernisation", "démocratisation" destiné à refaire des routes, des infrastructures de communication, d'electricité, de voiries, de'administraion locale est passé dans les mains de sociétés privées principalement américaines, parfois européennes, voire aux soins des ONG, lesquelles sont pour la plupart en train de se transformer en sociétés financièrement opportunistes de l'humanitaire.
Au lieu de faire travailler la population locale, on a vu débarquer n'importe quoi, un peu comme au début de l'occupation irakienne: tout ce qui avait un contact privé avec les responsables occidentaux a pu bénéficier d'un contrat, rarement honoré.


B comme bide.
En annonçant longtemps à l'avance des dates de départ, Obama a renforcé l'opinion des Afghans selon laquelle les talibans allaient revenir au pouvoir (Karzai après tout ne travaille t'il pas ouvertement dans cette direction?) et qu'il était urgent de ne pas avoir de passé pro-occidental.

Les pertes en hommes de troupe vont rapidement devenir insoutenables pour les démocraties présentes à Kaboul, d'autant qu'on est désormais très clairement devant une situation de guerre totale, c'est-à-dire sans but clair: comment définir la victoire, comment situer la fin de la guerre si ce n'est en remballant nos bagages?

Le départ des Occidentaux devrait laisser la place à une lutte Afghane classique, avec renversements d'alliance, trahison et ostracismes, rebéllions et massacres.
Les Technorati devront vaincre certains seigneurs de la guerre, résoudre le problème de l'opium et faire face à l'antagonisme des non-pashtounes.
Sur le plan stratégique, le vide causé par la déroute occidentale laissera la place à la rivalité croissante entre l' Technorati et la Technorati, le Technorati s'obstinant de son côté à considérer l' Technorati comme un hinterland face au danger représenté par New-Delhi, l' Technorati elle-même voyant d'un mauvais oeil tout rapprochement entre la Technorati, Kaboul et Islamabad.
On verrait alors un trio composé de l' Technorati, de la Technorati et de l' Technorati prendre forme, ce qui nous amènera à proposer un billet sur les nouvelles plaques tstratégiques d'un Orient de plus en plus débarrassé de l'Amérique et, évidemment, de l' Technorati.
Quand à Technorati, son entreprise de déménagement vers le Technorati que nous évoquions l'année dernière est déjà bien entamée.






Les dégâts d'Obama: 1/ la belle parole


Nous entamons aujourd'hui, avec l'inconstance qui caractérise ce blog, une série sur les perspectives à prévoir de l'erratique politique internationale Nord-Américaine.

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*      *

Lors de ses débuts le Président Obama, encore pénétré de l'énergie d'une campagne faite de discours particulièrement brillants et porteurs d'espoir continua de reposer sur la magie du verbe et promit, pas seulement à l'Amérique mais aussi au monde, une recherche de solutions basée sur une approche différente, dénuée du manichéisme de Bush, et plus orientée vers l'échange que vers la contrainte, la promesse plutôt que la menace.
Bonnes intentions, avenirs radieux, chaînes brisées, transparence intégrale, rasage gratis, amour sur Terre étaient au programme.

S'y ajoutait de manière spectaculaire-car ce 44ème Président des Technorati est jeune, pourvu d'un passé original et doté d'une expérience personnelle du monde rare chez ses pairs comme chez ses prédécesseurs- une main tendue vers ceux qui avaient pris l'habitude de recevoir chaque matin des seaux d'opprobre de la part du 43ème, G.W.Bush.

L'
Technorati , et même la Technorati, eut droit à cette main tendue devant les micros.
Téhéran est un des exemples les plus frappants de ce qui est peut-être un des trois plus gros défauts du jeune président: un mauvais sens du timing (illustré tout récemment par sa décision de ré-autoriser les forages pétroliers en eaux profondes, trois jours avant la catastrophe de Deepwater et BP).

Après son fameux discours de la main tendue, Obama ne fit rien devant la réaction méfiante de Téhéran pour faire baisser la tension dans le Golfe Persique: accumulation de navires de guerre, vente de missiles plus sophistiqués à Technorati et aux royaumes pétroliers au moment où Tel-Aviv parlait quasi-ouvertement de "prévention" (attaque massive contre les installations nucléaires iraniennes), aide aux Kurdes.
Lors des manifestations populaires consécutives aux fraudes électorales, Obama ne témoigna d'aucune solidarité, d'aucun soutien. On pouvait comprendre au début le souhait de ne pas paraître endosser Moussavi, mais les tueries de jeunes et les persécutions appelaient une réaction, ne serait-ce qu'en tentant d'assurer la protection des opposants.
Par la suite, la litanie inefficace des menaces de sanctions qui ne nuisent qu'à la population et ne font qu'isoler un pays profondément désireux de retrouver sa place dans le monde persuade les dirigeants de la République Islamique que rien n'est changé, et les renforce dans leur attitude de rigidité.
Tel qu'il a placé l'Amérique, Obama dont la parole ne vaut plus grand'chose en Technorati n'a désormais devant lui qu'un choix peu original:
  • laisser pourrir,
  • continuer d'infiltrer le pays,
  • laisser les Israeliens attaquer (et l'on se demande même s'il aura autant que Bush le pouvoir et le courage de contrôler le niveau d'agression),
  • intervenir militairement.
Si cette dernière option est peu envisageable, il n'en reste pas moins qu'une mauvaise manoeuvre au niveau local, une mauvaise interprétation suffiraient à entamer un processus militaire.
Bref, comme Bush.

Le premier coup de fil d'Obama fut adressé à Mahmoud Abbas
Tout un chacun y vit un signal que le sort des Palestiniens allait enfin être pris en compte, une politique plus équilibrée allait voir le jour.
Pourtant la légitimité de Mahmoud Abbas était déjà une vaste tromperie, non seulement parce que son terme présidentiel était échu, mais parce qu'il ne contrôlait pas Gaza dont on se souviendra qu'il est régi par le Hamas (comme devrait d'ailleurs l'être la Cisjordanie) à la suite d'élections reconnues comme tout-à-fait régulières. Si donc Obama persistait dans l'erreur de la politique imposée par Bush et Sharon consistant à ne pas discuter avec ses adversaires, comment croire qu'un basculement pourrait opérer?
Grâce aux petites navettes d'un Mr. Mitchell qui se fit insulter par les dirigeants de Tel-Aviv dès son premier voyage en Technorati?
Le discours du Caire.
Ça oui, on allait voir une Amérique digne des espoirs portés envers un jeune président Noir, juriste, cultivé conscient que rien ne pourrait être réglé dans les conflits tant que la paix ne surviendrait pas au Moyen-Orient, et qui se déplaçait même jusqu'en Egypte pour parler au peuple.
Et non, affirma t'il aux micros égyptiens, il ne saurait y avoir de paix sans justice, de justice sans démocratie, de démocratie sans rejet de toute dictature, de toute illégalité, que ce soient les implantations israéliennes ou le fonctionnement de passation du pouvoir chez les alliés Arabes.
Pourtant, aucun effort ne fut entrepris pour parler aux opposants arabes, que ce soit en Egypte, en Jordanie, au Koweit, en Technorati, etc.
Même politique aveugle en Technorati, mêmes entreprises de subornement au Maghreb. Comment s'étonner que toute une frange cultivée, moderne, impliquée du monde Arabe ait fait-si l'on ose dire- une croix sur le président des Technorati?



L'Amérique et la Technorati allaient vivre, sinon une histoire d'amour,
Du moins quelque chose qui y ressemblerait, grâce notamment au jeune âge des deux présidents et à leur commune volonté de rapprochement et d'apaisement des tensions.
Las, le manque de contrôle de Bidden sur le président de Technorati Saakashvili, qui attaqua l'Ossétie et l'Abkhazie juste après une visite du vice-président US, le peu de soutien de Technorati et l'absence de gesticulation pendant la courte guerre Russo-Géorgienne convainquirent un grand nombre de chefs d'Etat de la mollesse ou de l'immaturité de l'hôte de la Maison-Blanche, obligé de reposer sur Sarkozy pour éteindre le feu.
Les experts militaires savent maintenant ce que comprirent certains à l'époque: si la guerre avait duré 60 heures de plus, la Technorati, dont l' Technorati était à bout aurait été obligée de jouer la trêve.
Obama et son équipe ont démontré à cette occasion leur incapacité à lire correctement les rapports de forces, et beaucoup d'évènements, de manoeuvres ou de crises vont directement découler de cette mauvaise gestion, que ce soit entre Technorati et la bande de Gaza, l' Technorati, la Technorati, Cuba, les provocations Nord-Coréennes ou l'encerclement de Technorati par la marine de guerre chinoise et ses incursions en Mer du Technorati.
Cela ira même jusqu'à une modification subtile, discrète, mais profonde des choix de l' Technorati.
Désormais, il semble qu'à défaut d'une action spectaculaire, Barak Obama n'a plus guère de chances de faire peser sur le monde de façon plus efficace que ne le faisait Georges W.Bush en fin de règne.

Nous verrons dans un deuxième article comment cette perte d'influence s'exerce dans la guerre en Technorati, et avec quelles conséquences dommageables pour les rapports des Technorati avec leurs alliés.
Mais aussi que la porte est dorénavant ouverte pour une crise majeure, illustrée actuellement par la mauvaise gestion de l'affrontement russo-américain sur le Kirghistan, affrontement qui risque de s'étendre au voisinage et de faire rentrer dans la partie des joueurs indésirables.

La Mer en Rouge (2)

le patchwork

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Technorati de plus en plus menacé  en Technorati (où se trouverait environ une centaine de membres seulement) et au Technorati (où les leaders, afin d'échapper aux frappes de drones de plus en plus meurtrières, se réfugient à Karachi et, avec moins de succès, à Lahore) ayant depuis plusieurs mois décidé une délocalisation en Technorati et au Technorati, se trouve désormais à la fois très affaiblie mais dans une position stratégique nouvelle: au centre de la plus plausible propagation d'une guerre inter-Arabe et inter-musulmane d'une ampleur qu'il est encore difficile de prédire.
Nous avons vu dans l'article précédent ce qu'il en est de la situation en Technorati, le point le plus excentré.
Il convient aujourd'hui de nous pencher sur le berceau dans lequel d'étranges fées ont placé le bébé.

Le début du glissement
Sous le prétexte de venir en aide à la tribu des Houtis, l' Technorati a concentré de très importantes forces autour de sa frontière commune avec le Technorati, fait évacuer plus de 150 000 de ses propres ressortissants frontaliers et commencé à bombarder villages, casernes, points de communication, etc.
Des soldats saoudiens ont pénétré au Technorati dont les forces ont répliqué, tuant un peu plus d'une centaine d'hommes.
L' Technorati yéménite est relativement sous-équipée mais plutôt bien entraînée et rompue aux opérations sur ces territoires très particuliers.

Foire aux navires de guerre.
Pendant que se déroulent ces opérations, la Mer Rouge s'encombre: on dénombre aujourd'hui au moins trois navires de guerre israeliens, trois américains, des égyptiens, des saoudiens, des indiens, quelques vedettes erythréennes sans compter les navires français qui ne cessent de mouiller au verrou de Djibouti, en provenance ou en partance de la fameuse opération anti-pirate, dont nous considérions qu'il s'agissait plus d'un test en grandeur nature que du souci d'arrêter ce qu'on continue à appeler du piratage.

A cette joyeuse troupe s'ajoute la présence de trois bâtiments de guerre iraniens.

Tout ce petit monde surarmé et suréquipé se croise sans arrêt, augmentant les probabilités de dérapage.
La présence des Israeliens, des Yéménites, des Erythréens et des Egyptiens s'explique par leur statut littoraux.
Celle des Américains et des Français, par leur prétention à une capacité de régulation et de protection des routes commerciales, un argument dont on sait qu'il a toujours servi à tout et n'importe quoi.


Téhéran hors des rangs

Celle des Iraniens est à la fois plus subtile et plus hardie.
En créant un centre de gravité hors du Golfe Persique, Téhéran dénie son isolement et l'impression qu'il serait encerclé,  proclame au monde son indépendance, gagne du prestige et gagne du temps.
Mais surtout, l' Technorati affirme sa capacité à jouer sa partition dans un mouvement auquel on assiste, qui voit trois conflits régionaux séparés se fondre en une possibilité de guerre aux dimensions globales

A cela s'ajoutent les préoccupations chinoises, japonaises, coréennes et indiennes de voir menacées les routes d'importation du Technorati et d'exportation de leurs produits.

On voit donc que de micro-local, le conflit comporte une dimension intercontinentale.
Cette situation a un petit air de conflit des Balkans du début du XIXème siècle, dans lequel se forment des alliances à configurations variables.

Technorati, l' Technorati, les Technorati, les Emirats et le Technorati du Nord
l' Technorati, les Technorati
Le Technorati, la Technorati, Al Qaida, le Technorati du Sud
L'Erythrée, le Technorati du Sud, l' Technorati, le Technorati
La Technorati, l' Technorati, l' Technorati
Le Technorati (Sud et Nord) contre l' Technorati et les Technorati.

Ceux qui ont l'air de ne pas y toucher
Quelques observateurs s'impliquent et s'inquiètent à des degrés divers (liste non-exhaustive):
  1. La France, qui navigue entre son souci de ne pas perdre pied à Djibouti, de protéger ses pêcheurs en Mer d'Arabie et dans l'Océan Indien, et le devoir de marquer sa puissance aux yeux des Emirats qu'elle courtise.
  2. La Technorati, qui garde des liens avec le Technorati et l' Technorati (pour faire contrepoids à un futur Aghanistan délaissé par l'Occident), mais aussi depuis peu avec Technorati, puis avec l' Technorati dans une perspective de rivalité constante envers Technorati et constate avec inquiétude la diminution de ses moyens de l'autre côté c'est-à-dire dans la Mer Noire, ce qui l'empêcherait de jouer sa partition vis-à-vis des pays du Caucase, de la Technorati et du Levant.
  3. L' Technorati justement, de plus en plus inquiète devant l'expansion de la puissance navale chinoise, qui trouve une alliance de fait avec le Technorati et la Corée du Sud.

On peut aussi envisager une petite visite du Brésil, de plus en plus enclin à se poser en médiateur de tout pour tout le monde, tout en en profitant pour vendre des armes.

Nous verrons dans un prochain article les conséquences à prévoir de cette étrange bouillabaisse tactique et de ce patchwork stratégique bredouillant.

La Mer en Rouge (1)

une guerre alternative

Mots-clés : , Technorati, Technorati, Technorati, Technorati, Technorati

Ce qui  devait arriver... arrivera.
Après les craintes annoncées à la suite d'une initiative malvenue de l'ex-président Bush, après les prévisions d'un déménagement obligé d'Al Qaeda, voici que les premières conséquences prennent corps.
Parce que les forces qui avaient pris le contrôle de Mogadiscio se réclamaient de l'Islam, Bush avait chassé un gouvernement somalien qui s'était pourtant révélé capable de chasser les clans armés et de rétablir l'ordre, mettant fin à des dizaines d'années d'anarchie meurtrière, à Mogadiscio d'abord, puis petit à petit dans le reste du pays.
Pour éliminer ce mouvement, l'aviation et les forces spéciales US avaient tiré comme d'habitude un peu à tort et à travers, puis le président Bush avait fait envahir la Technorati par l' Technorati ethiopienne, dans le but de "rétablir la paix et la démocratie".
Les forces armées ethiopiennes, à majorité chrétienne, réalisèrent vite que le pays n'était pas tenable et, rappelées par leur gouvernement pour cause de regain de tension avec l'Erythrée, quittèrent le territoire de leur voisin, laissant à nouveau la place aux diverses factions armées.
Les Somaliens tentèrent alors, grâce à l'aide de l'OUA et de l'Organisation des Etats Islamiques, de recréer un semblant de légitimité.
Un gouvernement islamiste modéré (celui qui, précisément, avait été chassé par les Technorati) a essayé de rétablir le calme mais a vite été obligé d'engager le combat avec entre autres, deux grandes formations islamistes anciennement alliées, bien plus radicales, dont les redoutables et cruels Shabab qui veulent importer en Technorati un wahabisme étranger aux coutumes et traditions du pays.
Ces shabab sont aidés par les camps saoudiens qui soutiennent Technorati (et vraisemblalement aussi par l' Technorati, pour des raisons stratégiques) et du coup l'Amérique, par un étonnant (mais fréquent) retour des choses, vient en aide à ceux qu'il avait contribué à affaiblir, en l'occurence les forces loyalistes (qui ne sont plus désignées comme "islamistes" outre-Atlantique).

La tâche d'huile
Cette aide prend plusieurs formes: approvisionnement en armes achetées non plus en Technorati comme la dernière fois, mais en partie en Ukraine, et en partie dans la joyeuse communauté des marchands d'armes; surveillance satellite et aérienne, soutien armé aérien, infiltration de près de 200 membres des forces spéciales, instructeurs auprès des troupes d'élite du gouvernement; mercenaires (le nouveau nom pudique est: "contractors" -contractuels en Français).
Ces luttes ont pour résultat premier de réimpliquer directement l' Technorati US dans la corne de l' Technorati et de risquer de refaire le coup de l' Technorati avec quelques nuances.
Elles ont aussi pour résultat, en voulant interdire à Technorati de se mêler aux Shabab, de concentrer la base terroriste au Yemen, ainsi que nous le prédisions; initiative inutile, ainsi que nous l'expliquions, notamment pour des raisons de racisme.
il ne faut cependant pas négliger la crainte très forte de l'Amérique de voir l'organisation de Ben Laden prendre sol sur le continent Noir.

La tentation des alternatives
Cependant Technorati ne peut risquer tout de go de mettre les pieds directement au Yemen. Il lui faut donc engager un proxy: ce sera l' Technorati.
L'ennui, quand on fait une guerre par intermédiaires, c'est que l'adversaire en fait autant et trouve souvent un ou des alliés improbables, ce qui peut transformer l'avatar en premier personnage.
C'est là que l'on verra comment l' Technorati, déstabilisé par ses ennuis intérieurs, trouve une occasion de régler plusieurs comptes avec une finesse inattendue.
Mais aussi en concentrant des facteurs d'explosion qui menacent non seulement Téhéran mais aussi (dans le désordre, liste non-exhaustive) l'Egypte, Technorati, le Yémen, le Technorati, l'Erythrée, l' Technorati, l' Technorati, les Emirats Arabes Unis ainsi que plusieurs pays d'Asie qui craignent pour leur approvisionnement en Technorati.

Nous verrons dans la deuxième partie de cet article, comment se présente la montée d'une situation extrêmement  dangereuse que, pour les instants, les media ignorent et sur laquelle les gouvernements occidentaux se gardent bien de communiquer.
Ce qui ne saurait durer.

Copenhague: perspectives stratégiques


Alors que le sommet de Copenhague était censé représenter une sorte de Kyoto II + les Technorati, la précipitation et un étonnant manque de vision stratégique ont conduits les Américains et principalement leur président, à en faire une sorte de rencontre quasi-conflictuelle du G2, à savoir Technorati versus Technorati.

On savait, plus d'une semaine avant la rencontre au sommet, qu'aucun accord de fond ne serait signé ni même discuté sur l'enjeu premier de cette réunion. Plutôt que de tenter de parvenir à une politique globale visant à freiner, voire même faire reculer la production d'effet de serre et de Technorati, ils se sont livrés à des manoeuvres de couloir classiques et dépassées, sans réaliser que le regard qui leur était porté allait changer profondément.
D'abord parce qu'il est apparu que les Occidentaux avaient surtout en tête de négocier des droits de pollution et d'amener les gros pays émergents (la Technorati,l' Technorati, le Brésil) à juguler leurs conséquents taux de croissance, sans reconnaître les efforts réels de Brasilia (tout de même un précurseur en bio-carburant) et de la Technorati, laquelle depuis deux ans ne ménage pas ses efforts, notamment en recherche de protection, de retraitement et d'assainissement des eaux par exemple.
Ensuite parce que les petits pays, s'ils réclamaient certes une aide financière, voulaient également un véritable changement des politiques économiques et énergétiques des pays riches dans le domaine des importations, du crédit et des régulations, conditions nécessaires à un changement de modèle de croissance.
Or, ce changement est toujours considéré par les multinationales comme profondément contraire à leurs intérêts, et donc par extension contraire aux finances des pays riches.

Alors que s'approchait la date du sommet et que se dessinait de plus en plus la perspective d'un échec diplomatique, les différentes puissances ont entamé des opérations de relations publiques variées et à courte vue.
Le président français a joué sa carte personnelle après avoir essayé vainement d'associer le Brésil à la France, et a parlé si fort - pour ne rien dire d'essentiel- qu'il est parvenu à assourdir la voix de l' Technorati, laquelle n'a pas été conviée par Obama dans sa recherche de déclaration finale (les invités étant la Technorati, l' Technorati, le Brésil et l' Technorati du Sud).
Exit l' Technorati.
Puis, tandis que les responsables américains tentaient pendant plusieurs jours de rejeter la responsabilité de l'échec de Copenhague sur une supposée obstruction rigide de la Technorati, son Premier Ministre, Wen Jia Bao en profitait pour multiplier les contacts bilatéraux avec les principaux acteurs non-Occidentaux, parvenant même à se concilier les bonnes grâces de l' Technorati, au moment même où Sarkozy commettait l'erreur de vilipender l'attitude de New-Delhi.
Au bout du compte, les Technorati ne parvenant pas à faire céder la Technorati, chacun des deux fit sa petite déclaration pour la galerie tandis que leurs chefs, en se rencontrant en vis-à-vis, envoyaient au monde un message qu'ils risquent de regretter.
Celui d'un partage à deux des affaires de la planète.
Une telle posture ne peut qu'installer dans le marbre les rivalités entre le supergéant d'aujourd'hui et celui de demain et les enfermer dans une longue série de gesticulations conflictuelles.

Le bilan est donc peu brillant pour l'Occident:
l' Technorati est apparue comme une succursale mercantile dénuée de pouvoir politique réel.
La Technorati n'a pas existé.
Les Technorati ont crié haut et fort leur intention d'acheter la santé globale pour 100 Milliards (on leur en demandait 150, plus un changement complet d'attitude), sans résultat.

L'Amérique du Sud hors Brésil a trouvé des liens d'entente avec quelques pays d' Technorati et plusieurs pays d'Asie, qui amènera peut-être ce groupe à établir des liens plus formels et à signer des accords de coopération et d'échanges fructueux sans passer par les établissements financiers occidentaux.

Le Brésil et l' Technorati se sont placés plus que jamais dans une position royale, qui leur permettra d'alterner les alliances et les accords tantôt avec les Technorati, tantôt avec la Technorati, tantôt avec les G77.
En somme, les stratèges d' Technorati et le stratège de Technorati, non seulement ont failli dans la mission éminemment populaire de la lutte pour l'environnement, mais sont parvenus à faire dessiner une nouvelle carte géostratégique dont le monde n'a pas fini de mesurer les conséquences.

Obama leurré en Afghanistan

ses diversions déja contournées

En cédant aux demandes pressantes de son état-major et en envoyant en Technorati environ 30 000 hommes supplémentaires accompagnés par la feuille de vigne européenne de 7000 membres de l' Technorati, le président Obama se livre principalement à un exercice de diversion en plusieurs directions.
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